Jay Edson: I Sing of Polly Pong

Henry Selick – Coraline (2009) – from Coraline Wiki

Jay Edson, who apparently also writes under the name James Hunter, is a heretic essayist and blogger. His site Unthinkable Thoughts collects numerous challenging articles on controversial subjects, a few short stories, and also a bit of poetry, including some of his own. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Advertisements

André Breton : Écoute au coquillage

Léopold Morice – Fillette à la coquille, Pont Alexandre III, Paris, France (de Wikimedia Commons)

J’ai expliqué précédemment qu’André Breton ne croyait pas aux capacités des enfants, il nia d’emblée que Minou Drouet eut pu écrire ses poèmes à 8 ans, et j’ai présenté un de ses rêves où des fillettes apparaissent infantiles et d’une certaine façon effrayantes.

Probablement la seule fillette qu’il aima fut sa propre fille Aube. Dans son livre L’amour fou il relate sa rencontre avec Jacqueline Lamba le 29 mai 1934, dans un climat étrange de prémonitions et de symboles. Les deux tombèrent follement amoureux et se marièrent le 14 août. Leur fille Aube naquit le 20 décembre 1935, et Breton s’attacha à son enfant. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Eric Stenbock: The Egg of the Albatross

Northern royal albatross on the Otago Peninsula – from travel.nine.com.au

This is the 300th post of Agapeta, and I will present here something very special.

Eric Stenbock published in 1894 a collection of 7 short studies, Studies of Death, subtitled Romantic Tales. As indicated by the title, most of these stories are macabre, ending in the death of some protagonists. For a hundred years this book was quite forgotten, and almost unobtainable, until the Durtro publishing house republished it in 1996, adding to it the short story “The Other Side: A Breton Legend,” which had originally been published separately in The Spirit Lamp (Vol. IV, No. 2 June 1893). CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Le génie enfant

Quand l’enfance meurt, ses cadavres sont appelés adultes et ils entrent dans la société, un des noms plus polis de l’enfer. C’est pourquoi nous redoutons les enfants, même si nous les aimons, ils nous montrent l’état de notre décomposition.
(When childhood dies, its corpses are called adults and they enter society, one of the politer names of hell. That is why we dread children, even if we love them, they show us the state of our decay.)
Brian W. Aldiss, cité dans le Manchester Guardian (31 Décembre 1977)

Depuis des millénaires, on considère les enfants comme incompétents et dénués de discernement, au contraire des adultes. Ce jugement, plus politique que scientifique, sert à justifier l’autorité des adultes sur les enfants, qui s’exerce en toute chose. Je vais prendre le contre-pied de l’opinion dominante, défendue ardemment par tous ceux qui s’accrochent à leur pouvoir, et exalter le génie de l’enfance. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Pet’s Punishment, by Joseph Ashby-Sterry

Angelo Cozzi – Anna – from Pigtails in Paint

In this poem devoted to a disobedient little girl, one sees how Ashby-Sterry viewed younger girls in a much different way than the teenagers he loved tenderly. He speaks of her in a patronising way, calls her ‘pet’, and threatens her with an insignificant caricature of punishment, in particular of parental violence, using instruments such as feathers, roses or kisses. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Mme Claude Drouet n’aurait jamais pu écrire les poèmes de Minou

IMS Vintage Photos – Claude et Minou Drouet (c.1962)

Quand René Julliard publia les premiers poèmes de Minou Drouet en 1955, de nombreux critiques crièrent à la supercherie, affirmant que sa mère adoptive, Claude Drouet, en était le véritable auteur. Ainsi André Breton affirma, invoquant les travaux du psychologue Jean Piaget : « il n’est pas une enfant de cet âge et bien au-delà, qui puisse, par elle-même et à elle seule, écrire ce qu’on prête à Minou Drouet. » Dans un entretien avec André Parinaud, Michèle Perrein, reporter du journal Elle et principale propagandiste de la thèse de l’imposture, usa également d’un pareil argument : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Minou Drouet et René Julliard

Minou Drouet et René Julliard (1956) - Le Figaro

Minou Drouet et René Julliard (février 1956) – Le Figaro

Minou Drouet et René Julliard entretenaient une relation complexe mais asymétrique. Pour l’éditeur, Minou fut tout d’abord un écrivain à succès, même si tous deux se lièrent d’amitié et correspondirent. Mais pour la petite fille, Julliard fut d’abord un ami, qu’elle surnommait « ma Sonate », et comme avec ses autres amis, elle lui exprima tout son amour ; mais bientôt elle souhaita qu’il fût son père (elle vivait uniquement avec sa mère et sa grand-mère adoptives) : CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Minou Drouet, le génie écrasé de l’enfance

Roger Hauert - Minou Drouet (ca.1956) - from Cabinet n° 40 (2010/11)

Roger Hauert – Minou Drouet (ca.1956) – from Cabinet n° 40 (2010/11)

Enfant intelligente et extrêmement sensible, esprit libre et immensément créatif, Minou Drouet irritait de nombreux adultes. Plusieurs crièrent à l’imposture, affirmant qu’elle ne pouvait en aucun cas être l’auteur des poèmes et lettres publiés sous son nom. Certains la considéraient comme un monstre ou un animal de cirque. D’autres essayaient d’en faire une petite fille normale ou un poète comme les autres. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Minou Drouet : Je n’avais qu’un ami

Reynolds, Joshua; Miss Jane Bowles; The Wallace Collection; http://www.artuk.org/artworks/miss-jane-bowles-209377

Sir Joshua Reynolds – Miss Jane Bowles (c.1775) – The Wallace Collection

Enfant extrêmement sensible, Minou Drouet eut à souffrir de la cruauté aveugle des adultes, non seulement à travers les attaques contre elle dans les médias, comme je l’ai expliqué dans mes précédents articles, mais aussi dans la sévérité de son éducation. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Minou Drouet : Poème pour une chanson

Roger Hauert - Minou Drouet - dans Poèmes (1956)

Roger Hauert – Minou Drouet – dans Poèmes (1956)

Le poème suivant rappelle « Chanson », celui donné à la fin de l’article précédent, par sa tristesse et aussi par les thèmes du bateau, du sang et de la larme. Enfant extrêmement sensible, Minou souffrit d’avoir été exhibée comme un animal de cirque, suivie par les journalistes et surtout accusée d’imposture : on prétendit en effet que sa mère avait écrit les poèmes et lettres publiées en son nom. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…

Le chant du cœur de Minou Drouet

Roger Hauert - Minou Drouet - dans Poèmes (1956)

Roger Hauert – Minou Drouet – dans Poèmes (1956)

Mon cœur est un immense clavier dont les mots sont les touches, et ma tendresse et ma peine et ma passion de la musique y jouent pour moi. Ce n’est pas de ce clavier-là que je rêve, c’est de celui de ma forêt.
(Minou Drouet, Lettre à Élise Nat, Arbre, mon ami, p. 99)

Minou (Marie-Noëlle) Drouet, née le 24 juillet 1947, connut un immense succès dans la deuxième moitié des années 1950 grâce à ses poèmes écrits entre ses six et douze ans. Elle fut également l’objet de violentes controverses dans les médias et les milieux littéraires. CONTINUE READING / CONTINUER LA LECTURE…