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Isidore Ducasse : Poésies I

Pierre-Auguste Renoir - Jeunes filles lisant (1890-1891) - Los Angeles County Museum of Art (collections.lacma.org)

Pierre-Auguste Renoir – Jeunes filles lisant (1890-1891) – Los Angeles County Museum of Art (collections.lacma.org)

Je veux que ma poésie puisse être lue par une jeune fille de quatorze ans.
Isidore Ducasse, Poésies I

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Isidore Ducasse : Poésies II

Alfonse Van Besten - Deux filles ceuillant des fleurs (1912) - from autochromes.be

Alfonse Van Besten – Deux filles cueillant des fleurs (1912) – from autochromes.be

Dès que l’aurore a paru, les jeunes filles vont cueillir des roses. Un courant d’innocence parcourt les vallons, les capitales, secourt l’intelligence des poètes les plus enthousiastes, laisse tomber des protections pour les berceaux, des couronnes pour la jeunesse, des croyances à l’immortalité pour les vieillards.
Isidore Ducasse, Poésies II

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Lautréamont : Maldoror ambivalent face à la jeune fille

Dans le précédent article Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont : Les Chants de Maldoror, j’ai présenté cette œuvre déroutante, tournant autour du personnage de Maldoror, anti-héros révolté se déclarant maudit et en guerre contre Dieu et l’humanité. Au fil des pages l’auteur nous livre de façon décousue les pensées et imprécations de cet homme, et occasionnellement ses actions, certaines assez insignifiantes, d’autres spectaculaires, comme collaborer au carnage d’une femelle requin avant de faire l’amour avec elle (Chant 2, strophe 13). CONTINUE READING…

Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont : Les Chants de Maldoror

Blanchard - Isidore Ducasse (1867) - found in 1977 by Jean-Jacques Lefrère in Bagnères-de-Bigorre - from Wikisource

Blanchard – Isidore Ducasse (1867) – found in 1977 by Jean-Jacques Lefrère in Bagnères-de-Bigorre – from Wikisource

Isidore Ducasse, plus connu sous son nom de plume Comte de Lautréamont, est considéré comme un précurseur du dadaïsme et du surréalisme. En effet, son œuvre principale, Les Chants de Maldoror, une sorte de long poème en prose découpé en 6 “chants”, alterne monologues poétiques, petites scènes de théâtre ou encore histoires courtes. Centrée sur le personnage de Maldoror, un homme rejeté de tous et voué au mal, elle met en scène les fantasmes les plus débridés de l’auteur, sans la moindre concession à la morale et la bienséance, ni même à la cohérence ou la logique. Elle témoigne aussi de son imagination fertile, usant d’images et de métaphores entrechoquant des objets a priori fort éloignés, notamment dans ses célèbres comparaisons « beau comme… » : CONTINUE READING…