Jean Aicard : Blanche et Valentine

Julia Margaret Cameron - Two Little Girls Wearing Hats (May 1864) - from Wikimedia Commons

Julia Margaret Cameron – Two Little Girls Wearing Hats (May 1864) – from Wikimedia Commons

Egalement dans le recueil La Chanson de l’Enfant de Jean Aicard, les deux poèmes Blanche et Valentine décrivent deux sœurs ; la première, âgée de 4 ans, représente le rêve, tandis que la seconde, âgée de 5 ans, personnifie l’action. CONTINUE READING…

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Jean Aicard : L’Heure des enfants

Le poème L’Heure des enfants de Jean Aicard fait partie du recueil La Chanson de l’Enfant. Trois petites filles assaillent un homme, lui grimpent dessus pour le couvrir de baisers et de caresses. Il ne peut que capituler sans conditions.

L’HEURE DES ENFANTS

D’APRÈS LONGFELLOW

Quand, le jour terminé, la nuit n’étant pas close,
Un instant, des soucis du jour l’on se repose,
Chacun sait que cette heure est celle des enfants.
De la chambre d’en haut cette heure-là m’apporte
Un froissement de pas menus, un bruit de porte,
Et des mots murmurés et des cris triomphants.

Et de mon cabinet, sous le feu de ma lampe,
Dans le large escalier je vois, longeant la rampe,
Grave, Alice ; et rieuse, Allegra ; puis Edith
Aux cheveux d’or ;—on cause, on se tait ; il me semble
Qu’elles sont toutes trois à comploter ensemble,
Et qu’à l’éclair des yeux j’ai vu ce qu’on s’est dit.

Oui, l’on veut me surprendre et me livrer bataille !
Tout à coup, d’un élan rapide, l’on m’assaille ;
Par trois portes sans garde on est dans mes remparts.
Elles grimpent au haut de ma vieille tourelle,
Sur le dos, sur les bras du fauteuil qui chancelle ;
Vainement je veux fuir… cerné de toutes parts !

Enlacé par vos bras et mangé de caresses,
Je me semble à moi-même, ô petites ogresses,
L’évêque de Bingen dévoré des souris.
Vous êtes sur les murs, brigands au frais sourire,
Mais, de grâce, attendez ! Pensez-vous pouvoir dire
Que ma moustache a peur et que me voilà pris !

Et tenez ! j’ai sur vous fermé ma citadelle.
Descendez au donjon, et là, bande rebelle,
Je vous tiens dans mon coeur, votre cachot vivant !
Et vous y resterez toujours, troupe enfantine,
Jusqu’à ce que les murs n’étant plus que ruine,
La cendre de mon coeur soit dispersée au vent.

Merci à François Lemonnier pour avoir attiré mon attention sur ce poème et cet auteur.

Source : Jean Aicard, La Chanson de l’Enfant, 7ème édition, 1885. Versions sur Internet : 7ème édition sur archive.org, 8ème édition sur Gallica.

Jean Aicard : Nous sommes sept

Frederick Sandys - The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862)  - The Tate Gallery

Frederick Sandys – The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862) – The Tate Gallery

Le poème Nous sommes sept de Jean Aicard fait partie du recueil La Chanson de l’Enfant. Une petite fille y parle de sa famille, en particulier de son frère et de sa sœur tous deux morts et enterrés près de sa chaumière, mais qui font toujours partie de sa famille, au même titre que les vivants. CONTINUE READING…

Jean Aicard : La Reine de Mai

May Queen, New Westminer, British Columbia, Canada (c.1887) - from Wikipedia

May Queen, New Westminer, British Columbia, Canada (c.1887) – from Wikipedia

Des traditions populaires ont longtemps été associées au 1er mai, avant qu’il ne soit devenu le symbole du mouvement ouvrier ; certaines d’entre elles sont héritées des fêtes religieuses antérieures au christianisme, comme celle de Beltaine chez le Celtes, célébrant le renouveau et l’amour. Ainsi des jeunes (ou petites) filles s’habillent en blanc et on élit parmi elles la “Reine de Mai”. Les filles peuvent aussi danser autour d’un poteau, “L’Arbre de Mai”. CONTINUE READING…