Georges Chelon : Petite fille, petit amour, petite enfant

Georges Chelon est un auteur, compositeur et chanteur français, né à Marseille le 4 janvier 1943. Sa chanson “Petite fille, petit amour, petite enfant” parut en septembre 1973 sur un simple 45 tours avec “Les grands ensembles” en face B (Disques Meys 10055 ou 128.21, cliquer ici pour voir la pochette et écouter un extrait). Elle figure également en position 5 de la face B de son LP 33 tours Ouvrez les portes de la vie, également paru en septembre 1973 (Disques Meys 30014 puis 528.202 en 1975, Disques Meys Barclay 45001 au Canada, cliquer ici pour voir la pochette et écouter des extraits).

Plusieurs enregistrements de la chanson sont disponibles sur YouTube, un plus ancien et un plus récent. Les paroles officielles (sous licence MusiXmatch) sont disponibles sur paroles-musique.com.

Chelon s’adresse à sa fille, qui deviendra une femme désirable :

Tu deviendras un jour femme que l’on étreint
Que l’on désire et qui soupire sous la main

Alors elle enfantera à son tour, et il semble regretter ne plus pouvoir alors jouer un rôle aussi important dans sa vie :

Je ne serai pour toi plus qu’un secours plus qu’un ami
Je rentrerai dans ta nuit
Oh! petite fille, petit amour, petite enfant
Comme je voudrais te garder auprès de moi longtemps
[…]
Je suis jaloux de toi qui vas aimer

La petite fille et la future femme semblent un moment se confondre dans son amour :

Oh! petite fille, petites hanches, petits seins
Petit ventre bien plat, bien sage, trésors de lendemain
Je te promets un corps qui va faire ton bonheur
Qui va te faire voir la vie en couleurs

D’une certaine manière, il identifie sa relation de père à celle de son futur mari :

Ma petite fille, mon amour, mon enfant
Sa femme
Ma petite fille, mon enfant
Ta femme

Cette chanson est encore un exemple d’un père ressentant un amour romantique pour sa fille, mais n’osant pas vraiment l’expliciter ouvertement, aussi tout reste au niveau de la suggestion.

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2 thoughts on “Georges Chelon : Petite fille, petit amour, petite enfant

  1. Les paroles de cette chanson sont absolument adorables, et traduisent merveilleusement le DRAME EXISTENTIEL du VERITABLE pédophile, qui est la conscience permanente de la brièveté, de la fugacité de la période de l’enfance, si éphémère… Car je considère que le véritable pédophile a nécessairement une complexion foncièrement, irrémédiablement mélancolique, traînant par devers lui une “sehnsucht”, un “vague à l’âme” dont, par nature, il lui sera à jamais impossible de se départir… Exactement de la même façon qu’un amoureux des roses ne peut qu’être attristé en permanence de se dire qu’inéluctablement tant de beauté ne peut avoir pour destinée que de se flétrir, avant de disparaître à jamais…

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