Émile Blémont : L’innocente

Odysseas Oikonomou - title unknown - from iamachild.wordpress.com

Odysseas Oikonomou – title unknown – from iamachild.wordpress.com

Voici un court poème de Chansons des champs, la deuxième partie du recueil Les pommiers en fleur : idylles de France et de Normandie d’Émile Blémont.

XXX — L’INNOCENTE

J’aime, plus que toute chose,
Son frais visage enfantin,
Chiffonné comme une rose
Qui s’ouvre à l’air du matin.

Plus que toute chose, j’aime
Son petit cœur ingénu,
Qui babille et rit, de même
Qu’un enfant Jésus tout nu.

Source du poème : Émile Blémont, Les pommiers en fleur : idylles de France et de Normandie, édition Charpentier (1891), sur Gallica.

Vassili, l’amour rêvé de Sabine Sicaud

Sabine Sicaud vers 14 ou 15 ans – photo sur sabinesicaud.com

Un jour d’été 1927, la poétesse Sabine Sicaud, âgée de 14 ans, se blesse au pied lors d’une baignade dans le Lot. La blessure s’infecte, et une sorte de gangrène, l’ostéomyélite, va se répandre dans son corps. Pendant un an, cette maladie lui fera subir des souffrances atroces, qu’elle exprimera dans des poèmes poignants comme Douleur, je vous déteste et Ah ! Laissez-moi crier. Ce long calvaire se terminera par sa mort à 15 ans le 12 juillet 1928. CONTINUE READING…

Émile Blémont : Au saut du lit

Sulamith Wülfing – The Young Girl (1942) - from Pigtails in Paint

Sulamith Wülfing – The Young Girl (1942) – from Pigtails in Paint

Dans Les matins d’or et les nuits bleues, la première partie du recueil Les pommiers en fleur : idylles de France et de Normandie d’Émile Blémont (1891), j’ai choisi ce beau poème, où l’auteur chante l’éveil et l’amour envers sa “petite inspiratrice”, avec qui il veut être “comme Dante et Béatrice” et cueillir des fleurs qui ne se faneront jamais. CONTINUE READING…

Émile Blémont : Lison et Jeanne

Frederick Stead - Poppies (c.1909)

Frederick Stead – Poppies (c.1909)

Chansons des champs, la deuxième partie du recueil Les pommiers en fleur : idylles de France et de Normandie (1891) d’Émile Blémont, comprend de nombreux poèmes d’amour, écrits dans un style léger et joyeux. Par exemple le 6e, “La douce chanson”, a pour refrain : “— Mon amie, embrassons-nous, / Tout doux, tout doux ! / — Embrassons-nous, mon amant, / Tout doucement !CONTINUE READING…

Émile Blémont : Françoise et Nicole

William Stott of Oldham - Wild Flower (1881)

William Stott of Oldham – Wild Flower (1881)

Dans mon article précédent, j’ai présenté le recueil Les pommiers en fleur : idylles de France et de Normandie, publié en 1891 par Émile Blémont (1839-1927), et choisi dans la première partie de celui-ci, Les matins d’or et les nuits bleues, deux poèmes sentimentaux sur les jeunes filles et l’amour. La deuxième partie du recueil, Chansons des champs, traite également de l’amour, mais sur un ton plus sensuel : il y est question de jolis seins et de baisers. Voici deux poèmes de cette second partie, typiques de cette veine. CONTINUE READING…

Les matins d’or et les nuits bleues d’Émile Blémont

William Stott of Oldham - Girl in a Meadow (1880) - Tate N05031 (Presented by R. Temperley through the Art Fund 1939)

William Stott of Oldham – Girl in a Meadow (1880) – Tate N05031 (Presented by R. Temperley through the Art Fund 1939)

Émile Blémont, de son vrai nom Léon-Émile Petitdidier, est un écrivain français, né à Paris le 17 juillet 1839 et mort dans cette même ville le 1er février 1927. Très prolifique, il a laissé de nombreux recueils de poèmes, plusieurs pièces de théâtre, des traductions françaises d’œuvres en anglais, etc. Très actif dans son milieu professionnel, il fonda et anima plusieurs revues littéraires ; il fut également l’un des fondateurs de la Société des poètes français et de la Maison de poésie. CONTINUE READING…

Voyelles

Airair - Illustration du poème Voyelles d'Arthur Rimbaud (Poster) - de Wikimedia Commons

Airair – Illustration du poème Voyelles d’Arthur Rimbaud (Poster) – de Wikimedia Commons

VOYELLES

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

Arthur Rimbaud, Voyelles
(Édition Le Livre de Poche)

Today is the first anniversary of Agapeta. Since I first reviewed the blog’s history six months ago, the layout and visual style of the blog has not much changed: I customized the left-hand menu, I added an image to some old posts, and inserted in each post except very short ones a “more tag” (so that only the beginning of the post appears on the archive), which makes browsing archives faster. CONTINUE READING…

Hilda Conkling’s dreams of love

Jeremy Lipking - Adrift (2013) - from Art Renewal Center

Jeremy Lipking – Adrift (2013) – from Art Renewal Center

In her first volume Poems by a Little Girl (1920), Hilda Conkling wrote poems about dreams and others about roses and love. In her second volume Shoes of the Wind (1922), the topics of dreams, roses and love become united within two beautiful poems. Indeed, Hilda was no more a little girl, she entered into puberty, so her fantasies and desires took a more womanly form. Also the style of her poetry matured, with a quasi-adult sophistication. CONTINUE READING…