Jean-Michel Caradec : Mords la vie (album)

L’album 33 tours Mords la vie (1973) de Jean-Michel Caradec reçoit son titre de sa première chanson. Ce petit chef d’œuvre poétique respire l’esprit libertaire des années suivant mai 68. Malheureusement il n’a jamais été réédité en CD. Mon précédent article est consacré à sa 5e chanson, Tendre Garance. Ici je présenterai brièvement trois autres chansons.

Terre des roses (3e titre)

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Doug Fitzgerald - Spring (1981) - from fitzgeraldspub.blogspot.fr

Doug Fitzgerald – Spring (1981) – from fitzgeraldspub.blogspot.fr

Cette chanson a été co-écrite avec Jean-Claude Collo. La première partie me fait penser au festival musical de Woodstock en 1969, où les enfants nus se promenaient au milieu des adultes sans choquer ceux-ci, partisans du “peace and love” et du “flower power”.

Un jour des enfants nus
Aux couronnes de fleurs
Traverseront des rues
Parfumées de douceur
Ruisselants de soleil
Ils lèveront les yeux
Vers le ciel pour nous
Ils chanteront en chœur

Terre, Terre, Terre des Roses
Nous referons un Paradis
Où tous les êtres, toutes tes choses
Chanteront l’amour et la vie

Cela évoque également le poème A Little Girl Lost de William Blake, qui revendique le droit à la nudité et à la liberté de l’amour pour les enfants.

Mille sarabandes (11e titre)

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Odysseas Oikonomou - title unknown - from iamachild.wordpress.com

Odysseas Oikonomou – title unknown – from iamachild.wordpress.com


Le poète danse des sarabandes sur le sable avec son amour. Il désire “Mourir dans ses yeux / Brûler dans son ventre”. C’est une très jeune fille à l’aube de la puberté, qui ne se rend pas encore compte de sa capacité à procréer:

Petite fille encore
Et déjà la vie se joue en elle
Imagine-t-elle le jour
Où elle enfantera
A l’équinoxe qui viendra

Petite sœur des rivières (6e titre)

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Cette chanson empreinte d’un érotisme subtil évoque d’abord les jouets d’enfance d’un garçon et d’une fille, mais la porte de cette enfance ne s’est pas refermée : “J’ai vidé la malle en osier du vieux temps que j’ai mal fermée lorsque j’étais enfant”. Puis vient le refrain “Petite sœur des rivières éteins la lumière”, il lui demande “Couche dans le lit des nuages” puis ajoute “Tant pis si je ne suis pas sage” et “Je te déshabille et je suis dans ta main”. L’expression “pas sage” utilisée par les adultes pour discipliner les petits enfants se conjugue avec l’évocation des jouets pour suggérer que les deux amants sont encore très jeunes. Finalement, un long baiser est poétiquement évoqué par les derniers vers :

Posé sur ta bouche
Un oiseau de la nuit
Qu’il batte des ailes
Si tu touches à son nid

Source des paroles : Association des Amis de Jean-Michel Caradec.

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