Aside

Update on Eva Edit Weinberger

The post After Many Years gave the story of Eva Edit Weinberger, a little Hungarian girl gassed in Auschwitz in June 1944, at age 6. It was based on Judith Kalman’s Nazi War-Crime Trial Testimony presented at the trial of Oskar Gröning, the bookkeeper of Auschwitz.

Judith Kalman made on July 8 a final statement for the Trial of Oskar Gröning.

The article Ein Leben, aus dem Tod geboren, Frankfurter Allgemeine Zeitung, May 6, 2015, gave an uncropped image of the photograph of Eva at age 4; I reproduce it here:

Full image of Eva Edit Weinberger at age 4 (1942)

Full image of Eva Edit Weinberger at age 4 (1942) – from FAZ

Most of Eva’s family had been caught in a Nazi raid and sent to die in Auschwitz. Zsuzsa Rochlitz was the only family member caught in that roundup who returned alive after the war. Judith Kalman has added to her Nazi War-Crime Trial Testimony a photograph of Zsuzsa with Eva as a baby:

Zsuzsa Rochlitz with brother-Peter-and baby Eva (1938)

Zsuzsa Rochlitz with brother Peter and baby Eva (1938) – from Judith Kalman

More information can be found in Judith Kalman’s blog and in the site devoted to the trial of Gröning.

Lautréamont : Maldoror ambivalent face à la jeune fille

Dans le précédent article Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont : Les Chants de Maldoror, j’ai présenté cette œuvre déroutante, tournant autour du personnage de Maldoror, anti-héros révolté se déclarant maudit et en guerre contre Dieu et l’humanité. Au fil des pages l’auteur nous livre de façon décousue les pensées et imprécations de cet homme, et occasionnellement ses actions, certaines assez insignifiantes, d’autres spectaculaires, comme collaborer au carnage d’une femelle requin avant de faire l’amour avec elle (Chant 2, strophe 13). CONTINUE READING…

Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont : Les Chants de Maldoror

Blanchard - Isidore Ducasse (1867) - found in 1977 by Jean-Jacques Lefrère in Bagnères-de-Bigorre - from Wikisource

Blanchard – Isidore Ducasse (1867) – found in 1977 by Jean-Jacques Lefrère in Bagnères-de-Bigorre – from Wikisource

Isidore Ducasse, plus connu sous son nom de plume Comte de Lautréamont, est considéré comme un précurseur du dadaïsme et du surréalisme. En effet, son œuvre principale, Les Chants de Maldoror, une sorte de long poème en prose découpé en 6 “chants”, alterne monologues poétiques, petites scènes de théâtre ou encore histoires courtes. Centrée sur le personnage de Maldoror, un homme rejeté de tous et voué au mal, elle met en scène les fantasmes les plus débridés de l’auteur, sans la moindre concession à la morale et la bienséance, ni même à la cohérence ou la logique. Elle témoigne aussi de son imagination fertile, usant d’images et de métaphores entrechoquant des objets a priori fort éloignés, notamment dans ses célèbres comparaisons « beau comme… » : CONTINUE READING…

William Wordsworth: We are Seven

Frederick Sandys - The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862)  - The Tate Gallery

Frederick Sandys – The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862) – The Tate Gallery

The poem Nous sommes sept by Jean Aicard was undertitled “d’après Wordsworth” (after Wordsworth). Indeed, William Wordsworth wrote a poem entitled We are Seven, it is the 10th (in the first Volume) of the collection Lyrical Ballads, With a Few Other Poems published by William Wordsworth and Samuel Taylor Coleridge in 1798. Both William Wordsworth (b. 7 April 1770, d. 23 April 1850) and Samuel Taylor Coleridge (b. 21 October 1772, d. 25 July 1834) are major English Romantic poets. CONTINUE READING…

William Blake: A Little Girl Lost

Frantisek Kupka - The little girl with a ball (1908) - from Painting of the Day by Hugo Martel

František Kupka – The little girl with a ball (1908) – from Painting of the Day by Hugo Martel (www.astro.phy.ulaval.ca)

The visionary poet and painter William Blake (b. 28 November 1757, d. 12 August 1827) went largely unrecognised during his lifetime, but he is now considered a seminal figure in the history of the poetry and visual arts of the Romantic Age. In the poem A Little Girl Lost, published in Songs of Experience (1794), he envisages a future where children and adolescents will freely enjoy nudity and love, and the religious condemnation of these pleasures will cause indignation. He would have been dismayed to notice that 220 years after publishing that poem, things have not much progressed in the Anglo-Saxon world. CONTINUE READING…

Gérard d’Houville (Marie de Heredia) : Petite morte

Victorian post-mortem

Victorian post-mortem


Marie Louise Antoinette de Heredia, la deuxième des trois filles de l’homme de lettres d’origine cubaine José-Maria de Heredia, naquit le 20 décembre 1875 à Paris. Elle épousa Henri de Régnier, puis devient la maîtresse de Pierre Louÿs, tous deux poètes et romanciers. Sous le nom de plume Gérard d’Houville, elle est l’auteure de romans et de poésies. Elle mourut le 6 février 1963 à Suresnes. CONTINUE READING…

Aside

Settela Steinbach painted by Francine Mayran

Francine Mayran - Anna Maria Settela Steinbach ll

Francine Mayran – Anna Maria Settela Steinbach ll

The psychiatrist and painter Francine Mayran has devoted her work to the memory of the main genocides of the 20th century (Armenia, Jews and Romas under Nazism, Rwanda). In particular some of her paintings deal with Roma and Jewish children victims of the Nazi Holocaust. From this collection I have selected the above painting of Settela Steinbach. It is an oil on canvas coated with concrete, size 30 × 40 cm2.

Jean Aicard : L’Heure des enfants

Le poème L’Heure des enfants de Jean Aicard fait partie du recueil La Chanson de l’Enfant. Trois petites filles assaillent un homme, lui grimpent dessus pour le couvrir de baisers et de caresses. Il ne peut que capituler sans conditions.

L’HEURE DES ENFANTS

D’APRÈS LONGFELLOW

Quand, le jour terminé, la nuit n’étant pas close,
Un instant, des soucis du jour l’on se repose,
Chacun sait que cette heure est celle des enfants.
De la chambre d’en haut cette heure-là m’apporte
Un froissement de pas menus, un bruit de porte,
Et des mots murmurés et des cris triomphants.

Et de mon cabinet, sous le feu de ma lampe,
Dans le large escalier je vois, longeant la rampe,
Grave, Alice ; et rieuse, Allegra ; puis Edith
Aux cheveux d’or ;—on cause, on se tait ; il me semble
Qu’elles sont toutes trois à comploter ensemble,
Et qu’à l’éclair des yeux j’ai vu ce qu’on s’est dit.

Oui, l’on veut me surprendre et me livrer bataille !
Tout à coup, d’un élan rapide, l’on m’assaille ;
Par trois portes sans garde on est dans mes remparts.
Elles grimpent au haut de ma vieille tourelle,
Sur le dos, sur les bras du fauteuil qui chancelle ;
Vainement je veux fuir… cerné de toutes parts !

Enlacé par vos bras et mangé de caresses,
Je me semble à moi-même, ô petites ogresses,
L’évêque de Bingen dévoré des souris.
Vous êtes sur les murs, brigands au frais sourire,
Mais, de grâce, attendez ! Pensez-vous pouvoir dire
Que ma moustache a peur et que me voilà pris !

Et tenez ! j’ai sur vous fermé ma citadelle.
Descendez au donjon, et là, bande rebelle,
Je vous tiens dans mon coeur, votre cachot vivant !
Et vous y resterez toujours, troupe enfantine,
Jusqu’à ce que les murs n’étant plus que ruine,
La cendre de mon coeur soit dispersée au vent.

Merci à François Lemonnier pour avoir attiré mon attention sur ce poème et cet auteur.

Source : Jean Aicard, La Chanson de l’Enfant, 7ème édition, 1885. Versions sur Internet : 7ème édition sur archive.org, 8ème édition sur Gallica.

Jean Aicard : Nous sommes sept

Frederick Sandys - The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862)  - The Tate Gallery

Frederick Sandys – The Little Mourner engraved by the Dalziel Brothers (1862) – The Tate Gallery

Le poème Nous sommes sept de Jean Aicard fait partie du recueil La Chanson de l’Enfant. Une petite fille y parle de sa famille, en particulier de son frère et de sa sœur tous deux morts et enterrés près de sa chaumière, mais qui font toujours partie de sa famille, au même titre que les vivants. CONTINUE READING…

Settela, the girl with the headscarf

Rudolf Breslauer - Settela Steinbach (1944) - from Romedia Foundation

Rudolf Breslauer – Settela Steinbach (1944) – from Romedia Foundation

The above picture shows a girl looking terrified as she is locked inside a goods wagon in a train bound for the Auschwitz-Birkenau extermination camp. She wears a headscarf made from a torn sheet, because the Nazis shaved her head under the pretext of preventing lice. It was taken from a film shot on 19 May 1944 in the Westerbork transit camp (The Netherlands) by a Jewish prisoner, Rudolf Werner Breslauer, on the orders of the commander of the camp, Albert Konrad Gemmeker. CONTINUE READING…

Aside

148 years ago

National Portrait Gallery - Herbert Rose Barraud (The Theatre) – Minnie Terry (1889)

National Portrait Gallery – Herbert Rose Barraud (The Theatre) – Minnie Terry (1889)

2 August 1867 marks the birthday of Ernest Dowson, poet, novelist, short-story writer, absinthe drinker, worshipper of Minnie Terry and devoted lover of Adelaide Foltinowicz.

The best tribute to Dowson’s poetry was given by Oscar Wilde in a letter written to him on 28 June 1897:

I write a little line … to tell you how charming you are … Tonight I am going to read your poems—your lovely lyrics—words with wings you write always. It is an exquisite gift, and fortunately rare in an age whose prose is more poetic than its poetry.

In a letter to Leonard Smithers sent from Paris just after hearing news of Dowson’s death on 23 February 1900, Wilde gave also the best tribute to him as a lover:

Poor wounded wonderful fellow that he was, a tragic reproduction of all tragic poetry, like a symbol, or a scene. I hope bay leaves will be laid on his tomb and rue and myrtle too for he knew what love was.

Let us hear the message hidden in a draft of Dowson’s poem Wisdom :

Dream all thy dreams and dream them well, true

References:

The Letters of Ernest Dowson, Desmond Flower and Henry Maas (editors), Fairleigh Dickinson University Press, 1967, Introduction to Part V, pages 377 and 421.

Ernest Dowson Collected Poems, Robert Kelsey Rought Thornton and Caroline Dowson (editors), Birmingham University Press, 2003, page 261.

Jean Aicard : La Reine de Mai

May Queen, New Westminer, British Columbia, Canada (c.1887) - from Wikipedia

May Queen, New Westminer, British Columbia, Canada (c.1887) – from Wikipedia

Des traditions populaires ont longtemps été associées au 1er mai, avant qu’il ne soit devenu le symbole du mouvement ouvrier ; certaines d’entre elles sont héritées des fêtes religieuses antérieures au christianisme, comme celle de Beltaine chez le Celtes, célébrant le renouveau et l’amour. Ainsi des jeunes (ou petites) filles s’habillent en blanc et on élit parmi elles la “Reine de Mai”. Les filles peuvent aussi danser autour d’un poteau, “L’Arbre de Mai”. CONTINUE READING…