Ernest Dowson: It is finished

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Dowson wrote several poems about the death of a child. The best known one is probably The Dead Child in the volume Decorations published in 1899. In it the poet wishes to be dead, to share the child’s rest.

The following poem comes from Poésie Schublade (“Drawer Poetry”), a collection that was published only posthumously. It was probably written in the middle 1880’s.

IT IS FINISHED

The pure grey eyes are closèd now,
==They shall not look on yours again;
Upon that pale and perfect brow,
==There stays no sign of grief or pain.

The little face is white and cold,
==The parted lips give forth no breath,
The grape-like curls of sun-bleached gold,
==Are clammy with the dews of death.

Speak to her and she will not hear,
==Caress her, but she will not move,
No longer feels she hope or fear,
==No longer knows she hate or love.

Ah dream no false or futile dreams,
==Nor lull thyself on fantasy,
That death is other than it seems,
==Or leads to immortality.

She will not speak to thee again,
==Tho’ thy whole soul in tears be shed,
For tears and prayers are all in vain,
==She is but dead, she is but dead!

According to R. K. R. Thornton and C. Dowson, editors of Ernest Dowson Collected Poems, the title quotes Jesus Christ’s last words on the cross according to the Gospel of John, 19:30. Note that lines 13–16 stress that the belief in immortality is a “fantasy” belonging to “false or futile dreams”. Indeed, Christ’s words can be interpreted to mean that death is final, without survival of the soul.

But Dowson’s creeds evolved. In 1890 he drew nearer to the Catholic Church, and he was received into it on 25 September 1890.

Source: from Poésie Schublade, in Ernest Dowson Collected Poems, Robert Kelsey Rought Thornton and Caroline Dowson (editors), Birmingham University Press, 2003.

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4 thoughts on “Ernest Dowson: It is finished

  1. Un très beau, mais douloureux poème, que je trouve tout-à-fait dans la veine de ceux du poète latin Martial, dédiés à la mort de la petite esclave Erotion… Rappelons en passons que ce terme “esclave” n’avait pas la même acception péjorative que de nos jours, et que cette condition n’impliquait pas nécessairement d’obligatoires mauvais traitements !… d’ailleurs, le poème de Martial le démontre amplement… Pour ce qui est de l’illustration, je ne pense pas qu’il s’agisse d’une fillette réellement morte. Son attitude est empreinte d’une trop grande fraîcheur pour cela… et je m’en réjouit, car un enfant mort n’est pas un bien beau spectacle, et n’est pas très réjouissant à voir…

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    • La vision de l’esclavage que nous avons actuellement est celle de la traite transatlantique des Africains vers l’Amérique, qui s’appuyait sur l’infériorisation des Noirs par les théories racistes. Dans la Rome antique, il n’y avait pas de “races inférieures”, être esclave représentait simplement une malchance, c’était d’ailleurs le sort qui attendait les prisonniers de guerre, “vae victis”.
      Les photos post-mortem de l’époque victorienne essayaient souvent de donner un dernier souffle de vie à l’enfant mort, sur certaines on faisait tenir le cadavre assis sur une chaise, les yeux ouverts.

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      • En effet, il est bon, et même indispensable de faire cette petite mise au point préliminaire, à propos des conceptions essentiellement différentes, de l’esclavage, dans les temps antiques, et à une époque plus récente. J’avais tenu à préciser ce point, Christian, non pas pour vous-même, qui saviez cela, mais à l’adresse d’un certain nombre de personnes peu familières avec les moeurs antiques, et qui auraient pu sans cela tomber dans le piège du contresens… Dans l’antiquité gréco-romaine, la condition d’esclave n’avait rien à voir avec celle, par exemple, qui avait cours dans le commerce triangulaire du “bois d’ébène”, voici 2 ou 3 siècles… Le fabuliste Esope ou le philosophe Epictète (pour ne citer qu’eux) furent des esclaves et, que je sache, n’étaient pas frappés quotidiennement à coups de cravache ! Ils étaient, si on veut, esclave au même titre que, de nos jours, certains sont fonctionnaires de l’Etat. Rien de plus. Leurs droits dans la Cité étaient plus limités, voilà tout.
        En ce qui concerne à présent les photographies post-morten de l’époque victorienne, j’avoue que j’ignorais l’existence de cette coutume, et plus encore les circonstances dont elle était entourée, à savoir la mise en scène qui consistait à donner à l’enfant l’apparence de la vie… J’ose espérer que, la photographie étant à l’époque encore rare et coûteuse, il s’agissait surtout de conserver une image esthétique de l’enfant mort, et non pas de réaliser un cliché morbide… Là encore, attention au contresens, qui est toujours à craindre de la part de personnes qui ne voient les choses que par… le petit bout de la lorgnette. Rien, absolument rien à voir avec la nécrophilie… Conserver une image présentable de l’enfant chérie, tout simplement, à une époque où il fallait sans doute disposer de conséquents moyens financiers pour faire réaliser des photos, qui étaient à l’époque l’apanage probable des seuls professionnels… Encore une fois, rien de morbide, dans l’esprit de l’époque, en tout cas d’une façon générale…

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